Bleus : encore mieux quand c'est spontané
Zinédine Zidane a posé sur la pelouse du Roi Baudouin un équipe toute fraîche, libérée des anciennes logiques. Et plutôt qu'un onze tâtonnant, c'est un équipe conquérante qui a emmené l'ensemble de la sélection sur la voie du succès (1-0).
« Je ne sais pas ce que j’ai fait. » Zinédine Zidane peut se pincer les lèvres : il ne pourra ni s’empêcher de sourire, ni nous faire croire qu’il a été « ridicule » , comme il le confesse en débrief’ d’après-match. Qu’on soit d’accord, le nouveau boss de l’équipe de France ne parle pas sa compo. Oh non, bien au contraire… À cet instant, il revient sur cette pulsion qui s’est emparée de lui juste après le but libérateur de Michael Olise. « J’ai accompagné l’action de Michael, parce que j’ai senti qu’il est parti dans son dribble. Puis j’ai vu le ballon, je me suis dit « je suis obligé de shooter dedans »… » Pointard, coup du pied, extérieur, jamais la surface du pied utilisée n’a aussi peu compté dans sa carrière. Ce qui compte, c’est que cette équipe, la sienne, a validé un joli 2/2 pour ses débuts. Et si sa célébration était on ne peut plus spontanée, elle venait clôturer une soirée qui en était remplie, de spontanéité.
Le 10 fait du neuf
Vendredi dernier en Turquie, pour sa première dans son nouveau costume, le double Z avait posé sur son paperboard une formation que n’aurait certainement pas reniée son prédécesseur Didier Deschamps. En effet, dix des onze titulaires de cette soirée était déjà de la partie quelques mois plus tôt en Amérique. Comme si inconsciemment, la rupture avec la Dèche ne pouvait pas être aussi brutale. Et puis, pour des débuts, il y a quelque chose de réconfortant de s’appuyer sur une recette déjà éprouvée. Le week-end est passé par là, le forfait du capitaine Kyks aussi, le temps de faire cheminer une idée : et si on changeait tout ou presque ? À Bruxelles, c’est donc neuf nouvelles têtes qui ont fait leur apparition sur le trombinoscope de début de match, dont trois bizuts (Jacquet, Diouf et Da Cunha). Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce vent nouveau a porté l’équipe de France face à la Belgique.…
Par Mathieu Rollinger, à Bruxelles pour SOFOOT.com
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